La deuxième journée du « Jordan Rally » s'est achevée ce soir sur les bords de la Mer Morte. Au volant de leur Citroën C4 WRC, Dani Sordo / Marc Martí sont leaders. Évoluant sur Citroën C4 WRC entretenue par l'équipe PH-Sport et les techniciens de Citroën Sport Technologies, Urmo Aava / Kulda Sikk occupent la cinquième place.
Le programme de cette deuxième étape était assez proche de celui de la veille. Quatre spéciales étaient à parcourir deux fois pour un total de 109,8 kilomètres chronométrés. Sol rocailleux, vitesse élevée et chaleur intense ont constitué les principales difficultés de ce samedi durant lequel l'équipe Citroën n'a pas vu sa domination récompensée.
Un incident rarissime mettait effectivement fin à la démonstration que Sébastien Loeb / Daniel Elena et la C4 WRC étaient en train de signer :
« Pour essayer de prendre la tête de la course, nous avions décidé de partir fort ! » racontait Sébastien Loeb à son retour au parc d'assistance
de « Dead Sea ».
« Notre Citroën C4 WRC se comportait remarquablement et mon feeling à son volant était vraiment excellent. »
Alignant trois meilleurs temps consécutifs en début de matinée, l'équipage Champion du Monde s'emparait de la tête de la course et creusait immédiatement l'écart.
Seb relate la suite :
« Le parcours de liaison entre la fin de l'ES 11 et le départ de la douzième spéciale était très étroit. Il y avait également de nombreuses portions sans visibilité. Dans l'une d'entre elles, nous n'avons pas pu évite un concurrent qui venait en face. Le choc a été violent, nous n'avons pas pu continuer. C'est vraiment regrettable, nous étions en bonne position pour les deux championnats. Nous n'en sommes cependant qu'à la cinquième course de la saison et beaucoup de choses peuvent encore se produire… »
« Décidément, depuis le début de l'année, rien ne nous est épargné ! » déplorait Olivier Quesnel.
« À l'issue de l'ES 11, tout allait très bien. Nos deux équipages étaient en tête de la course. Sébastien avait dépassé Dani et il avait commencé à augmenter son avance. Il maîtrisait les évènements jusqu'à cet accident. C'est dur à avaler. Nous sommes passés du paradis à l'enfer en quelques secondes. Cela fait partie des aléas du sport automobile. Il faut savoir l'accepter. »